Regarder le monde avec de grands yeux.

31.01. 2005

Les mots que j’aime bien

Les yeux de Monsieur Yves

Enfant déjà, mes yeux brillaient de cette lueur chafouine qui fait mon charme.

D’autres mots que j’aime bien :
- boui-boui
- catimini

29.01. 2005

Sidonie Gabrielle Colette

Filed under: Vite dit, vite lu

“Ce n’est pas trop de naître et de créer chaque jour… Je n’ai qu’à attendre la reprise d’un rythme interrompu pendant quelques temps. Attendre… cela s’apprend à la bonne école, où s’enseigne aussi la grande élégance des moeurs, le chic suprême du savoir-décliner”

27.01. 2005

2005

Filed under: Vite dit, vite lu

Faire un voeu. Comme le phoenix renaît de ses cendres, attendre et recommencer à être heureux.

26.01. 2005

Humeur du jour

Avec mes souvenirs, j’ai allumé le feu
Mes chagrins mes plaisirs je n’ai plus besoins d’eux
Balayés les amours avec leurs trémolos
Balayés pour toujours, je repars à zéros
C’est payé, balayé, oublié, je me fous du passé

Non, Je Ne Regrette Rien, de la Belle Edith Piaf

Ecouter cette chanson pour mieux s’imprégner de mon humeur d’aujourd’hui

25.01. 2005

Beauté valaisanne

Manuella Maury

Aujourd’hui, dans le journal local, Manuella Maury est à la une. Qui est-ce ? Personne que le lecteur français ne pourrait connaître. Alors, pourquoi vous en parler ? Car à elle seule, elle représente l’archétype de la beauté valaisanne, et je ne serais pas véritablement provincial, si ponctuellement, je ne vous ventais pas les mérites de mon pays : le Valais, ce bout de Suisse particulier, que d’aucuns diraient déjà un peu en Italie.

Attardons-nous d’abord sur cet accent mélodieux et si doux à l’oreille. Il y a du Rossignol, de la fraise des bois et de l’abricot mûrie au soleil de juillet dans cette voix là. Le principe musical qui régit le tout est simple : chez nous les femmes accentuent la deuxième ou troisième syllabe du mot, contrairement à la Parisienne qui ne sait que prononcer l’attaque : PA -ris. Sans aucun doute possible, cela est un héritage du franco-provençal de nos grand-parents, bien plus proche de l’italien que du français, cette langue d’intellectuels tristes (comme des Baudelaires). L’accent qui chante dans la bouche d’une femme c’est bien comme l’hiver au soleil, et doux comme le miel de montagne. Les femmes qui le portent n’en deviennent que plus belles.

Parlons ensuite de ce caractère typé. Les cheveux bruns - s’ils ne sont pas carrément noirs comme le jais - la peau mate et brunie au soleil, il y a du sang maure dans ces veines là. Maure comme dans Manuela Maury, maure comme ces tribus sarrasines qui ont esseimées la région après avoir été chassées de France par Charles de Martel. Le front haut, les yeux légèrement bridés, elle a le regard qui pétille de latinité. Cette latinité authentique propre à l’Italie et à l’Espagne andalouse, pays où les passions sont faites de haine ou d’amour, pas de belles tournures déstinées à nourrir l’intellect.

Manuella Maury, je l’ai croisée une fois au restaurant. Je n’ai pas osé l’importuner, mais Dieu sait si mes yeux l’ont trouvée belle. Belle comme un soleil noir, belle comme Rome et l’Antique Athènes réunis. Tout ce que je viens de vous décrire, c’était vrai et encore mieux. Et tout au long du repas, j’étais absent, ailleurs, troublé, les yeux tout au service de cette jolie Aphrodite.


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