Regarder le monde avec de grands yeux.

15.01. 2005

Le blues des bloggeurs

Je parcoure la blogosphère à la recherche de sites que j’aimerais lire régulièrement. Résultat des courses : 1 caddie de cynisme, 3 gros sacs de grosse déprime et un carton plein de mal de vivre paranoïaque, ou quand l’apitoyement nombriliste est élevé au rang d’art et de culture.

Mais pouquoi donc sont-ils si tristes tous ces gens ? Naïf, je cherche à comprendre. OK, la vie est un peu noir, y a des guerres partout, des cinglés à la tête de grands pays, il faut travailler dur pour gagner de quoi bouffer et ont a tous des soupçons sur certains voisins antipatiques. A quoi s’ajoute le fait que notre génération doit aussi se distinguer de la précédente, qui elle même avait dû se distinguer de la précédente et ainsi de suite. On remonte comme cela à l’époque de nos arrières-grands-parents pour qui faire comme leurs parents étaient une norme jamais remise en cause. Et on a vu ce que cela a donné, les guerres mondiales, le fascisme et le nationalisme bête et outrancier. Du coup, notre génération n’a plus que guère le choix d’innover. Par exemple, en matière d’humour, la mode est ainsi à l’usage et à l’abus de l’absurde le plus absurde…. Et ensuite…

Je suis peut-être au milieu de toute cette merde, mais est-ce vraiment une raison pour y participer ? A lire le journal virtuel d’autant de clones tristes, je me dis que finalement, je suis quand même bien à la campagne…

definition alternatif

Réflexion bon marché : A trop se conformer dans l’alternative, est-on encore alternatif ?

La b.o. de ma vie

Filed under: La b.o. de ma vie

tapisserie

Vous avez-vu ? J’ai changé la tapisserie. J’ai aussi rajouté quelques enjolivures ici et là. Remarquez que je ne suis jamais à court d’imagination. Vous aimez ? Vous dites… ça fait un peu bonbon, allons bon ! J’ai manqué un film sur Nino Ferrer pour faire ça. Faut dire que j’avais un peu peur qu’il ne s’attarde pas assez sur sa période rythm’n'blues, genre vieil orgue Hammond et rotative hurlante. Je ne le saurai donc pas ! Depuis plusieurs mois, internet m’intéresse vraiment plus que la télé. Pour le reste, il y a les DVD.

J’ai aussi décidé de rebaptiser ma chronique musicale. Dorénavent elle s’appellera (et ne rigolez pas s.v.p. !)La b.o. de ma vie. Ce faisant, j’ai remarqué que je ne parlais pas beaucoup de musique. Et avec la phot d’une platine vinyle en image de fond, ça ne fait pas très sérieux. De toute façon, je crois que tout le monde s’en fout. Personne ne passe ici et ne prend le temps de lire ce que j’écris, alors…

Parlons donc musique ! Ces jours-ci j’écoute Karen Ann qui a beaucoup fait parler d’elle ces derniers temps. Au passage, je la trouve fort jolie. Je pourrais d’ailleurs parler d’elle dans mon autre rubrique, Je la trouve belle, et vous ? Décidément, dans ma vie les brunes ne comptent vraiment pas pour des prunes ! Quant à la musique de son album 2002, La Disparition), que j’ai emprunté à la médiathèque municipale, je suis un peu partagé. Je crois qu’il est convenu d’appeller cela “folk urbain”. Ca a quelque chose d’éphémère, de ces mélodies biens dans la magie du moment, qui s’évaporent rapidement, la faute peut-être à trop d’intimité. Quand la voix est vraiment chuchotée, moi qui aime les piailleuses à la Edith Piaf, j’ai un peu de la peine. Mais pour faire vite, le 2/3 de l’album me plaît beaucoup : moins quand Karen Ann utilise un vocodaire sur sa voix (vous savez cet effet “robot” à la Daft Punk, ndla, et beaucoup quand une trompette jazzy envahit l’atmosphère. Ca sonne comme Boston, la Nouvelle Angleterre en automne. La prochaine fois, j’emprunterai Nolita, son nouvel album que j’ai déjà reservé.

“Restons ici, Les jours ne passent pas, Et Paris est trop loin, L’aube est claire, Et la vie bien plus claire, D’ici on peut longer, Les rivières de Janvier. (Karen Ann, Les rivières de janvier)

Cette chanson, c’est une certitude, je la met dans la b.o. de ma vie de campagnard ! Tiens la sonnerie ? Bon, vous pouvez ranger vos cahiers et sortir en silence… c’est fini pour aujourd’hui.

-Karen Ann, La dispartion, Capitol 2002
-Karen Ann, Nolita, Capitol 2004 (Nouvel album)

Ecouter Karen Ann sur le web

Boui-boui

Mon blog, c’est un peu comme ces poèmes de mon adolescence. Ces cahiers que je remplissais de pensées d’une qualité qu’aujourd’hui adulte, je serai bien emprunté d’essayer de reproduire. J’étais jeune, sans compromis, plein de culot, sûr de moi dans les choses de l’esprit. Comparativement, aujourd’hui je ne suis plus que censure et pâle copie.

Mon blog, c’est peut-être aussi ces petits dessins que je griffonais dans les marges des manuels scolaires, ou ces photos et petits articles découpés soigneusement dans de vieux magazines. Le petit boui-boui de mes découvertes et de mes émotions.

bouiboui

3 questions à Françoise Hardy

Vous connaissez peut-être ma grande passion pour la musique et l’astrologie. Lues au détour du net, je ne pouvais pas ne pas relever ces trois questions posées à Françoise Hardy, dont je ne connais que très peu la musique, et qui pourtant, sur bien des points me ressemble étrangement…

L’astrologie et la musique vous passionnent quelles en sont les connexions ?

Françoise Hardy : « Par exemple, j’ai remarqué qu’il y avait un nombre incroyable de capricorne qui avaient une petite voix. Etienne Daho, Carla Bruni ou Beth Gibbons. Moi je suis née sous une opposition Vénus-Saturne donc c’est la problématique du masochisme, c’est ce que j’ai exprimé pendant des années ! mon fond de commerce… »

Est-ce vrai qu’une personne comme vous puisse écouter Garbage ou Massive Attack ?

Françoise Hardy : « Je suis très éloigné de cet univers et pourtant j’adore ça ! Il n’y a pas de raison. Maintenant j’écoute moins car j’ai eu un vrai coup de foudre pour la musique classique et plus particulièrement Hélène Grimault. Un vrai coup de foudre fracassant qui m’a amené vers la musique classique. En l’espace de 4-5 ans j’ai découvert des choses fascinantes comme Richter que je trouve très rock n’roll dans sa façon d’être et de jouer. C’est un peu un bric à brac de passer de Radiohead à Richter (rire). La dernière chose que j’ai découverte de rock anglais c’est Muse. Comme j’aimerais chanter ‘Absolution’ (rire). »

Vous êtes une véritable passionnée de musique ?

Françoise Hardy : « C’est comme une drogue ! Ca m’a fait ça toute ma vie ! quelque soit le genre. Quand on tombe sur un titre fort dès qu’il est fini, il faut le ré-écouter et encore une fois depuis 2-3 ans celui qui a l’effet drogue sur moi c’est Benjamin ! Cet été j’ai découvert ‘Nuage Noire’ et ‘Des lendemains qui chantent’ de lui et j’en suis folle. »

Autre billet relatif au même sujet : Eclaircie à l’horizon!

Vous ne comprenez rien à l’astrologie mais le sujet vous intéresse : Dites-moi quels seront mes amours !


Get free blog up and running in minutes with Blogsome | Theme designs available here