Le blues des bloggeurs
Je parcoure la blogosphère à la recherche de sites que j’aimerais lire régulièrement. Résultat des courses : 1 caddie de cynisme, 3 gros sacs de grosse déprime et un carton plein de mal de vivre paranoïaque, ou quand l’apitoyement nombriliste est élevé au rang d’art et de culture.
Mais pouquoi donc sont-ils si tristes tous ces gens ? Naïf, je cherche à comprendre. OK, la vie est un peu noir, y a des guerres partout, des cinglés à la tête de grands pays, il faut travailler dur pour gagner de quoi bouffer et ont a tous des soupçons sur certains voisins antipatiques. A quoi s’ajoute le fait que notre génération doit aussi se distinguer de la précédente, qui elle même avait dû se distinguer de la précédente et ainsi de suite. On remonte comme cela à l’époque de nos arrières-grands-parents pour qui faire comme leurs parents étaient une norme jamais remise en cause. Et on a vu ce que cela a donné, les guerres mondiales, le fascisme et le nationalisme bête et outrancier. Du coup, notre génération n’a plus que guère le choix d’innover. Par exemple, en matière d’humour, la mode est ainsi à l’usage et à l’abus de l’absurde le plus absurde…. Et ensuite…
Je suis peut-être au milieu de toute cette merde, mais est-ce vraiment une raison pour y participer ? A lire le journal virtuel d’autant de clones tristes, je me dis que finalement, je suis quand même bien à la campagne…
Réflexion bon marché : A trop se conformer dans l’alternative, est-on encore alternatif ?


