Regarder le monde avec de grands yeux.

18.01. 2005

Quelle relation entrenez-vous avec votre ordinateur ?

bjork
Auteur d’une musique ouverte, organique et en perpétuelle mutation, Bjork entretient une relation quasi fétichiste avec son ordinateur portable. Tirés d’un vieux numéro du magazine musicale suisse VIBRATIONS, voici certains extraits d’une interview où l’Islandaise témoingnait de son rapport aux machines, du plaisir d’être en même temps chez soi et relié au monde. Nous sommes loins des grandes célébrations psychédéliques de l’après Woodstock, ces années 70 remises au goût du jour durant la décennie précédente et remplacées aujourd’hi par des pistes nouvelles.

Quel type de rapport entretenez-vous avec les machines ?
Lorsque je tombe amourse, la relation est très profonde. C’est ma nature. Peu importe l’objet en question, cela peut être une chanson, un instrument, une chaussure ou une personne…. J’ai trimballé mon vieil ordinateur autour du monde, il contient mon journal, mes correspondances électroniques. C’est un peu comme ma deuxième maison. Mon disque dur est tombé en panne voilà quelques mois, j’en ai pleuré. Et puis j’ai décidé d’en installer un autre dans le même anccien portable. Dans ma tête c’est toujours le même ordinateur.

Vous célébrez une sorte de solitude heureuse ?
Vous êtes chez vous. Vous avez devant vous une semaine de vacances, vous buvez une tasse de chocolat chaud, vous n’avez pas besoin de parler à quiconque, vous êtes dans un apaisement, d’intemporalité. (…)

Ces derniers mois je suis devenue obsédée par mon ordinateur portable. C’est comme un réaction à l’époque de Woodstock, à ces grandes célébrations de masse. Grâce au portable on redécouvre le plaisir d’être chez soi tout en étant relié au monde entier.

Björk sur le net.

Le ciel est bas


Pour la première fois depuis le début de l’année, il ne fait pas beau. Le Valais, nom de la région du Haut-Rhône où j’habite, jouit en effet d’un microclimat méridional exceptionnel. Tout cela la faute aux Alpes alentours qui empêchent les nuages et la grissaille de nous atteindre. Mais aujourd’hui, après trois semaines de beaux temps et de soleil, la barrière est franchie et le ciel est bas. Je ne me souvenais presque plus à quel point il est pénible de vivre dans un climat si étouffant. J’aime beaucoup les neiges de décembre ou février, j’aime beaucoup aussi les pluies printanières de mars et avril. Mais le plafond bas de janvier, impossible de s’y faire. Du coup, petite pensée pour les gens du plateau suisse et autres Européens du nord, pour qui ce morne jour est d’usage courant en cette saison.

Bande-son : “Le ciel est bas, morne, insipide et rien ne brille au firmament” (Damia, Je suis dans la dèche)


Get free blog up and running in minutes with Blogsome | Theme designs available here