Beauté valaisanne
Aujourd’hui, dans le journal local, Manuella Maury est à la une. Qui est-ce ? Personne que le lecteur français ne pourrait connaître. Alors, pourquoi vous en parler ? Car à elle seule, elle représente l’archétype de la beauté valaisanne, et je ne serais pas véritablement provincial, si ponctuellement, je ne vous ventais pas les mérites de mon pays : le Valais, ce bout de Suisse particulier, que d’aucuns diraient déjà un peu en Italie.
Attardons-nous d’abord sur cet accent mélodieux et si doux à l’oreille. Il y a du Rossignol, de la fraise des bois et de l’abricot mûrie au soleil de juillet dans cette voix là. Le principe musical qui régit le tout est simple : chez nous les femmes accentuent la deuxième ou troisième syllabe du mot, contrairement à la Parisienne qui ne sait que prononcer l’attaque : PA -ris. Sans aucun doute possible, cela est un héritage du franco-provençal de nos grand-parents, bien plus proche de l’italien que du français, cette langue d’intellectuels tristes (comme des Baudelaires). L’accent qui chante dans la bouche d’une femme c’est bien comme l’hiver au soleil, et doux comme le miel de montagne. Les femmes qui le portent n’en deviennent que plus belles.
Parlons ensuite de ce caractère typé. Les cheveux bruns - s’ils ne sont pas carrément noirs comme le jais - la peau mate et brunie au soleil, il y a du sang maure dans ces veines là. Maure comme dans Manuela Maury, maure comme ces tribus sarrasines qui ont esseimées la région après avoir été chassées de France par Charles de Martel. Le front haut, les yeux légèrement bridés, elle a le regard qui pétille de latinité. Cette latinité authentique propre à l’Italie et à l’Espagne andalouse, pays où les passions sont faites de haine ou d’amour, pas de belles tournures déstinées à nourrir l’intellect.
Manuella Maury, je l’ai croisée une fois au restaurant. Je n’ai pas osé l’importuner, mais Dieu sait si mes yeux l’ont trouvée belle. Belle comme un soleil noir, belle comme Rome et l’Antique Athènes réunis. Tout ce que je viens de vous décrire, c’était vrai et encore mieux. Et tout au long du repas, j’étais absent, ailleurs, troublé, les yeux tout au service de cette jolie Aphrodite.


*un diamant noir*
Comment by Lunaba — 25.01. 2005 @ 10:56 pm
Manuela Maury, patronyme sensuel qui s’immisce au pavillon de l’oreille… avec volupté…
Comment by Lunaba — 25.01. 2005 @ 11:04 pm
beau portrait !!!
Comment by Sissi — 26.01. 2005 @ 1:34 am