Regarder le monde avec de grands yeux.

25.01. 2005

Beauté valaisanne

Manuella Maury

Aujourd’hui, dans le journal local, Manuella Maury est à la une. Qui est-ce ? Personne que le lecteur français ne pourrait connaître. Alors, pourquoi vous en parler ? Car à elle seule, elle représente l’archétype de la beauté valaisanne, et je ne serais pas véritablement provincial, si ponctuellement, je ne vous ventais pas les mérites de mon pays : le Valais, ce bout de Suisse particulier, que d’aucuns diraient déjà un peu en Italie.

Attardons-nous d’abord sur cet accent mélodieux et si doux à l’oreille. Il y a du Rossignol, de la fraise des bois et de l’abricot mûrie au soleil de juillet dans cette voix là. Le principe musical qui régit le tout est simple : chez nous les femmes accentuent la deuxième ou troisième syllabe du mot, contrairement à la Parisienne qui ne sait que prononcer l’attaque : PA -ris. Sans aucun doute possible, cela est un héritage du franco-provençal de nos grand-parents, bien plus proche de l’italien que du français, cette langue d’intellectuels tristes (comme des Baudelaires). L’accent qui chante dans la bouche d’une femme c’est bien comme l’hiver au soleil, et doux comme le miel de montagne. Les femmes qui le portent n’en deviennent que plus belles.

Parlons ensuite de ce caractère typé. Les cheveux bruns - s’ils ne sont pas carrément noirs comme le jais - la peau mate et brunie au soleil, il y a du sang maure dans ces veines là. Maure comme dans Manuela Maury, maure comme ces tribus sarrasines qui ont esseimées la région après avoir été chassées de France par Charles de Martel. Le front haut, les yeux légèrement bridés, elle a le regard qui pétille de latinité. Cette latinité authentique propre à l’Italie et à l’Espagne andalouse, pays où les passions sont faites de haine ou d’amour, pas de belles tournures déstinées à nourrir l’intellect.

Manuella Maury, je l’ai croisée une fois au restaurant. Je n’ai pas osé l’importuner, mais Dieu sait si mes yeux l’ont trouvée belle. Belle comme un soleil noir, belle comme Rome et l’Antique Athènes réunis. Tout ce que je viens de vous décrire, c’était vrai et encore mieux. Et tout au long du repas, j’étais absent, ailleurs, troublé, les yeux tout au service de cette jolie Aphrodite.

12.01. 2005

Géraldine Pailhas, actrice

Geraldine Pailhas

Quand vous parlez cinéma français et gente féminine, ça n’est sûrement pas la première actrice qui vous viendrait à l’esprit. Et pourtant, Géraldine Pailhas a véritablement le don de me laisser sous le charme…

La première fois que je l’ai vue, ou du moins remarquée, c’était dans La Parenthèse enchantée, un film plaisant, comme ça, sans plus. Je n’avais d’yeux que pour elle, comme c’est souvent le cas quand je regarde un film, un seul personnage - presque toujours une femme - m’enchante. Depuis, à chaque fois que la Marseillaise est présente, son aura mystérieuse suffit à mon petit bonheur de spectateur. La dernière fois où je l’ai vue sur grand écran, c’était dans 5x2, là encore, malgré son rôle de femme décidée et froide, c’était elle la plus belle. Elle a tourné dans des films que je n’aime pas, peu importe…

C’est par un hebdomadaire féminin qui parlait de la sortie suisse de Les Revenants, que j’ai remis sa présence mystérieuse en mémoire.

Portrait robot


Actrice française
Née le 8 Janvier 1971 à Marseille, Bouches-du-Rhône (France)
Soleil en Capricorne, Lune en Gémeaux, Vénus en Sagittaire et mars en Scorpion.

Ancienne danseuse classique ambitieuse, Géraldine Pailhas, malgré sa distance discrète, est une déterminée. Véronique Krahenbuhl reporte que petite, elle n’avait que des copains. Aujourd’hui, pareil ou presque, les trucs de filles ne l’intéressent pas vraiment. Il y a une part de virilité chez elle, et beaucoup de lucidité. D’où un esprit critique et une tendance à l’introspection, typiquement capricorne et scorpion. Elle trouve navrant les problèmes d’ego lié aux acteurs, moches leurs caprices, pénible tout ce cirque. Mais saturnienne, elle s’améliore avec le temps qui passe, à chacun son affaire, maintenant, elle assume.

Je ne sais pas pourquoi, ni d’où cela vient, mais j’ai toujours eu un gros faible pour les brunes… vous vous enfoutez un peu ? Ben voilà…

Les Revenants

Date de sortie : 27 Octobre 2004, Suisse : 12 janvier 2005.
Disponible en DVD !

Réalisé par Robin Campillo
De Robin Compillo, avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot

Film français.
Genre : Fantastique, Drame
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2003

Le pitch:
Les morts sont revenus en masse. Dans le monde, des milliers de personnes décédées ont quitté les cimetières pour investir les villes. Puis le phénomène s’est arrêté, comme si les portes du monde s’étaient de nouveau refermées. On est entré maintenant dans une nouvelle phase particulièrement délicate : la réinsertion des morts dans leurs familles.

Les Cahiers du Cinéma, ***
L’argument des Revenants est génial. (…) Sujet à peu près intraitable -sauf à s’imposer cette discipline de froideur et de neutralisation des affects qui étouffe par endroits ce premier long-métrage, sans rien retirer toutefois à sa puissante singularité.

Le Monde, ***
Voici un objet rare - un film français fantastique (…) - dont les créateurs affirment la singularité dès les scènes d’exposition. Film fantastique cartésien, Les Revenants se traîne un moment entre les termes de sa contradiction avant de retrouver sa voie pour un finale spectaculaire et inévitable.


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