Regarder le monde avec de grands yeux.

11.07. 2005

Coup de coeur.

Filed under: La b.o. de ma vie

kayna samet

Bon, c’est pas souvent que je monte au crénau pour défendre une chanteuse française, mais cette fois-ci j’ai craqué. Elle est belle comme un soleil avec de grands yeux tristes, elle s’appelle Kayna Samet et son premier album “Entre de je” est sorti tout dernièrement chez Barclay. Oh, ce première album n’est rien de parfait, c’est encore un coup d’essai, peut-être légèrement surproduit. Mais tout de même, quel beau coup d’essai ! Loin des insipides productions r’n'b actuelles, la jeune femme de 24 ans surfe sur un son soul-jazz chaleureux et organique, généreuse dans sa manière de laisser éclater sa sensibilité d’écorché vive. Bon, je n’aime vraiment pas tout, mais les chansons lentes et tristes ont toutes mes faveurs et chose rare, la demoiselle a le don de m’arracher quelques larmes. En France, seule l’éternelle Edith est capable de provoquer en moi cette réaction.

Car mon coup de coeur est véritablement là, dans le coup de larmes, dans cette douleur perceptible à la Edith Piaf que j’aime tant. Le registre est bien différent, la java et la musette laissent place ici à la soul, mais la femme de la rue est la même. Ecorchée, populaire, entière, la voix toujours prête à dérailler. Je lui souhaite une belle carrière en espérant qu’elle saura cultiver son jardin et éviter les pièges de la bande fm dans lequel sont enfermés à jamais les autres artistes français qui se réclamant du même courant musical. Vas y gamine, je fais partie de ceux qui compte sur toi !

Tous mes rêves sont sans plans et finissent à genoux !
A croire que mon coeur est condamné à traîner toujours dans la boue,
Je crois que je suis en mal d’amour, j’ai aucun recours,
J’ai tout donné et j’attendais en retour !

- En mal d’amour, Kayna Samet

15.01. 2005

La b.o. de ma vie

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tapisserie

Vous avez-vu ? J’ai changé la tapisserie. J’ai aussi rajouté quelques enjolivures ici et là. Remarquez que je ne suis jamais à court d’imagination. Vous aimez ? Vous dites… ça fait un peu bonbon, allons bon ! J’ai manqué un film sur Nino Ferrer pour faire ça. Faut dire que j’avais un peu peur qu’il ne s’attarde pas assez sur sa période rythm’n'blues, genre vieil orgue Hammond et rotative hurlante. Je ne le saurai donc pas ! Depuis plusieurs mois, internet m’intéresse vraiment plus que la télé. Pour le reste, il y a les DVD.

J’ai aussi décidé de rebaptiser ma chronique musicale. Dorénavent elle s’appellera (et ne rigolez pas s.v.p. !)La b.o. de ma vie. Ce faisant, j’ai remarqué que je ne parlais pas beaucoup de musique. Et avec la phot d’une platine vinyle en image de fond, ça ne fait pas très sérieux. De toute façon, je crois que tout le monde s’en fout. Personne ne passe ici et ne prend le temps de lire ce que j’écris, alors…

Parlons donc musique ! Ces jours-ci j’écoute Karen Ann qui a beaucoup fait parler d’elle ces derniers temps. Au passage, je la trouve fort jolie. Je pourrais d’ailleurs parler d’elle dans mon autre rubrique, Je la trouve belle, et vous ? Décidément, dans ma vie les brunes ne comptent vraiment pas pour des prunes ! Quant à la musique de son album 2002, La Disparition), que j’ai emprunté à la médiathèque municipale, je suis un peu partagé. Je crois qu’il est convenu d’appeller cela “folk urbain”. Ca a quelque chose d’éphémère, de ces mélodies biens dans la magie du moment, qui s’évaporent rapidement, la faute peut-être à trop d’intimité. Quand la voix est vraiment chuchotée, moi qui aime les piailleuses à la Edith Piaf, j’ai un peu de la peine. Mais pour faire vite, le 2/3 de l’album me plaît beaucoup : moins quand Karen Ann utilise un vocodaire sur sa voix (vous savez cet effet “robot” à la Daft Punk, ndla, et beaucoup quand une trompette jazzy envahit l’atmosphère. Ca sonne comme Boston, la Nouvelle Angleterre en automne. La prochaine fois, j’emprunterai Nolita, son nouvel album que j’ai déjà reservé.

“Restons ici, Les jours ne passent pas, Et Paris est trop loin, L’aube est claire, Et la vie bien plus claire, D’ici on peut longer, Les rivières de Janvier. (Karen Ann, Les rivières de janvier)

Cette chanson, c’est une certitude, je la met dans la b.o. de ma vie de campagnard ! Tiens la sonnerie ? Bon, vous pouvez ranger vos cahiers et sortir en silence… c’est fini pour aujourd’hui.

-Karen Ann, La dispartion, Capitol 2002
-Karen Ann, Nolita, Capitol 2004 (Nouvel album)

Ecouter Karen Ann sur le web

07.01. 2005

Eclaircie à l’horizon

La Suisse

Je vous parlais hier de mon horizon à ranger. Ca n’est pas encore ça, mais l’éclaircie semble être en vue. C’est un fait, je n’ai pas de sens pratique. Oh, je l’ai déjà eu, comme l’année passée, ça avait bien dû durer un ou deux mois.

Comme dans mon temps perdu je suis astrologue, j’ai toujours réussi à autojustifier mes traits de caractère. Dans le cas précis : verseau ascendant verseau, aucun des deux pieds sur la terre, avec la maison six en cancer, la maison du sens pratique, des petites contraintes quotidiennes comme mettre de l’ordre dans sa maison, dans le signe de l’enfance et de la fantaisie. Les carottes sont cuites, non, pour ça j’aurai du naître vierge ou capricorne.

Capricorne comme l’astrologue Françoise Hardy, dont le nouvel album continue à faire le plus grand bruit. Ouai, il faudrait que je ré-écoute tout cela sur iTunes, car la première écoute - rapide - n’avait pas réussi à me convaincre. En attendant, mon ordinateur n’arrête pas de planter. Ceci remet en cause le pompage de l’essentiel en double-album de Nino Ferrer. Ce qui a le don de m’impatienter. Comme si des disques je n’en avais pas assez ! Plus de 500, ce qui physiquement pose certains problèmes d’ordre pratique. Je m’en rend compte à chaque fois que je range sincèrement mon appartement. Heureusement dehors il fait grand beau… D’ailleurs cet après-midi je vais laisser tomber les rangements pour aller me promener en campagne… Dans la vie y a mieux à faire !


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